En très bon ordre nous partîmes,notre drapeau flottait au ventEt quatre après nous vîmes
cent vingt mille hommes manoeuvrant
J'ordonne alors que l'on sarrête,
j'avais mon plan ey jugez-en
Ce plan-là n'était pas trop bête,
on a du flaire sans en avoir l'air
J'avais trois cent mille bouteilles,
moitié vin et moitié liqueur
Je me fais, ouvrez vos oreilles,
tout rafler par leurs maraudeurs
Voila tout leur camps dans la joie,
du vin buvons et nous grisons!
Dans le vin leur raison se noie,
moi j'attendais et j'espèrais.
Le lendemain, bonheur insigne,
ils acceptèrent le combat.
Je les vis se ranger en ligne
mais seigneur Dieu dans kel état!
Ils se répandent dans la pleine,
butant, roulant, béboulinant.
C'était comme 1 grand champs d'arveine
augré du vent se balançant.
Devant son armée en goguette,
le général l'oil allumé,
gambadait comme un trompette,
et me disait:"Ohé! Ohé!"
Je lui réponds:"Viens-y, ma vieille!"
Tout aussitôt le pauvre sot se fache,
brandit sa bouteilleet trèbuchant,
marche en avant.
Non, c'était a mourir de rire
ce général folichon,
cent vingt mille homme en délire
chantaient la mère godichon
la la la ...
Ah, la bataille fut bouffone,
on n'en touchait tout tombait
Du reste en n'a tué personne,
c'eût été mal, mais c'est égal!
Vos soldats ont fait des merveilles,
et le soir, c'est flatteur pour eux,
le soir sur un champs de bouteille,
ils ont couché victorieux!
sur un champs de bouteille,
ils ont couché victorieux!
sur un champs de bouteille
sur un champs de bouteille
ils ont couché victorieux